Mardi matin, 10h00... les Tuileries sont désertes.
Le vent a beau souffler,...

Les Tuileries, derrière la grille... Angelina rue de Rivoli j'enfonce mes mains dans mes poches le sourire aux lèvres :-) je sais que la terre promise est de l'autre coté de la rue !



Ca y est ! j'y suis : chez Angélina[1], l'ambiance est feutrée, la salle, au décor très "grand siècle" parrait d'autan plus grande que les alignements de tables se reflètent dans les miroirs muraux.

Les fauteils et chaises sont tapissés de cuir patiné (couleur chocolat); sur ma petite table de marbre la carte m'attend sagement, couverte d'un velours lui aussi couleur chocolat.

carré de chocolat

La salle est loin d'être remplie lorsque je m'installe, mais les touristes étrangers arrivent peu à peu. Le serveur s'approche de moi. Mon choix est bien entendu fait depuis longtemps :
- un Chocolat à l'ancienne dit "L'africain" et un financier (oui je sais, un financier avec un chocolat Angelina est une hérésie calorique : no comment !)

Après quelques minutes d'attente, le serveur met en scène sur ma table les instruments du bonheur gourmand, à la manière d'un inventaire à la Prévert :

Mise en scene du chocolat angelina

  • une coupelle de crème chantilly (au cas où le chocolat "l'Africain" ne serait pas assez léger)
  • un verre et une carafe d'eau (au cas où la force du gout du chocolat ne doive être apaisée)
  • une serviette en papier (au cas où le délicat breuvage ne perle sur le coin de mes lèvres)
  • un petit pot de buchettes de sucre (au cas où j'aurais une hypoglycémie, sans doute!)
  • une assiette où trone mon petit financier (au cas où vous n'auriez pas remarqué que j'était gourmande)
  • sa fourchette (au cas où je n'aurais pas su me tenir)
  • une tasse aux couleurs d'Angélina (au cas où j'aurais pu oublier que j'étais dans ce temple du chocolat chaud)
  • une petite note[2] (au cas où j'aurais oublié le prix du bonheur)
  • un petit pot de chocolat chaud (enfin !)

Sitôt posé sur la table, les arômes de chocolat, de sucre roux embaument.

The chocolat par Angelina

Je ne résiste pas à l'envie de le goutter immédiatement. Trop chaud : je me brûle légèrement le palais et je crains que cela n'altère nécessairement quelque peu le reste de la dégustation. :-/

Finalement, les arômes sont tellement puissants, que rien ne viendra enrayer mon bonheur. Très épais, on sans le cacao sans avoir cette sensation de "grain", de "poudreux". Un goût plus qu'intense envahit tout le palai. Un toute petite pointe d'amertume est à peine esquissée : suffisante pour relevé le corsé du breuvage, assez légère pour ne pas en altérer la douceur.

Verdict : le chocolat à l'ancienne Angélina est définitivement incomparable

Automne aux Tuileries

PS : on peut affirmer sans exagéer que le chocolat Angélina est nourrisant ! Je n'ai pas eu faim avant 19h00... malgré une petite promenade digestive dans les Tuileries aux couleurs de l'automne.

Notes

[1] Angélina : 226, rue de Rivoli 75008 Paris (m° Tuileries)

[2] La note : 2.50€ le financier et 6.50€ le chocolat chaud à l'ancienne L'Africain